BCBG vous fait le point sur les probiotiques

Parce que depuis leurs découvertes dans les années 1900, ils n’ont pas cessés de susciter l’intérêt des chercheurs, qui leur découvrent des propriétés thérapeutiques de plus en plus surprenantes. Un point s’impose car vous en entendrez de plus en plus parler dans la presse ou chez vos professionnels de santé. Or tous ne se valent pas, donc attention aux publicités mensongères…

Un probiotique c’est quoi ?

Les probiotiques sont définis comme des tout petits organismes vivants (bactéries ou levures) qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités appropriées, produisent un bénéfice pour la santé. En effet, ils constituent ce que l’on appelle la flore intestinale, composée de 400 à 1000 espèces différentes et spécifique à chaque individu (elle diffère d’ailleurs dés le plus jeune âge suivant qu’on soit né par césarienne ou pas par exemple, le stock de bactérie qui nous ai fourni n’est pas le même).

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Les critères pour définir un bon probiotique sont les suivants :

  • N’entraine pas de maladies chez l’homme (il ne viendrait à l’idée à personne de s’auto-administrer des germes nuisibles n’est-ce-pas ?).
  • Survie dans le tube digestif (important car peuvent être détruits par l’acidité au niveau de l’estomac).
  • Adhésion aux cellules intestinales (ceci détermine leur qualité, ils adhèrent grâce à leurs « pilis », sorte de crochets).
  • Entraine une réponse immunitaire (la B-A-S-E!).
  • Effets sur la santé scientifiquement prouvés (les souches ont fait l’objet de nombreuses études et les résultats sur des bénéfices réels d’une supplémentation ont vu le jour).
  • Résistant aux procédés technologiques et à la conservation (il ne faut pas oublié que ce sont des êtres vivants, pour fonctionner ils doivent alors être revivifiables = ramenés à la vie).

Sources de probiotiques :

  • Aliments : ferments lactiques et produits fermentés (produits laitiers fermentés,
    tempeh, kefir, miso, choucroute… y en a pour tout les goûts!)
  • Compléments alimentaires pour être sûr d’en apporter une quantité suffisante. De manière générale il faut éviter de les acheter en comprimés (car la pression nécessaire à la formation des comprimés se fait sous une température de 50°C, ce qui élimine toute possibilité de survie des bactéries) et sous forme liquide (durée de vie de quelques jours à peine). Les probiotiques en sachet on généralement, une meilleure conservation, mais le goût peut déplaire. Les gélules semblent être un bon compromis.

Au comptoir :

Les bactéries protègent notre organisme en suivant 2 grandes ligne : les « bonnes bactéries » si elles sont en quantité suffisante, ne laisse plus la place aux « mauvaises bactéries » qui seront alors éliminés. Elles exercent également un effet barrière en synthétisant des substances antimicrobiennes pour venir à bout des nuisibles (Mr probiotique, mon super Héros!!).

  • Voici un florilège des indications documentées pour les probiotiques : Amélioration du transit; Prévention et traitement de la constipation, diarrhées infectieuses et infections uro-génitales ; Prévention et traitement de maladies inflammatoires intestinales; Amélioration des intolérances (lactose, gluten,…); Prévention des complications et troubles dû à un traitement antibiotique; Amélioration des problèmes cutanés (acné, eczéma…) et allergiques.
  • Quelques raisons d’un déséquilibre : mauvais choix alimentaires (aliments raffinés, industriels…), stress, manque de sommeil, surconsommation d’antibiotique, etc…
  • La cure : 1 mois de cure puis ajuster suivant les besoins. Sachant que les probiotiques ont un effet transitoire et ne colonise pas durablement le tube digestif (on estime que l’effet s’estompe 48h après la dernière prise). Les doses préconisées sont par exemple de 6 à 12 milliards de Lactobacillus rhamnosus GG (le chef de file des lactobacilles) et jusqu’à 10 à 30 milliards pour Saccharomyces boulardii (ultralevure) par jour.

IDÉES REÇUS :

  • Pas besoin de compléments à base de probiotique je vais manger des yaourts : NUANCE, ça marche que si vous avez des troubles de transit. Il faut déjà que le yaourt soit enrichi en probiotiques et il est recommandé 1 à 2 yaourts par jour sur 28 jours (aussi contraignant que les compléments alimentaires donc…si ce n’est le goût en plus! mais certain diront quand on aime on ne compte pas!). Prenons l’exemple du célébrissime Activia, les 3 types de probiotiques qu’il contient sont des bactéries lactiques, c’est-à-dire qu’ils vont améliorer les symptômes liés à la malabsorption/intolérance au lactose.

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  • Tous les probiotiques se valent : FAUX, les probiotiques n’ont pas tous les mêmes effets. Il existe plus de 50 espèces de lactobacilles (les plus étudiées et présents en majorité dans les compléments alimentaire) et  30 espèces de bifidobactéries (représentent 90% des bonnes bactéries de l’intestin mais dont les effets encore controversés de nos jours). On peut citer par exemple aussi Streptococcus thermophilis qui produit de grande quantité de lactase et présent dans la plupart des yaourts (présent dans la gamme de ferments Yalacta vendu en pharmacie). D’où l’importance du choix du probiotique suivant sa pathologie (on note que dans certain cas des associations de plusieurs souches permet une synergie d’action).

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  • Les probiotiques c’est vivant donc ça se prend au moment des repas pour être mieux assimilés : FAUX. Les probiotiques sont largement détruits par l’acidité d’un estomac fermé, c’est-à-dire au moment où celui-ci produit beaucoup de suc gastrique (riche en acide chlorhydrique) pour digérer les aliments. Il est donc primordial de les prendre l’estomac vide (idéalement à jeun). Et pour info, un minimum de 2h est nécessaire entre la prise des probiotiques et des antibiotiques, sinon aucun intérêt...
  • Les probiotiques se conservent au frais : NUANCE, il est vrai que ces êtres vivants ne supportent pas les fortes chaleurs et les changements brutaux de températures. C’est pourquoi par précaution, même si les procédés de fabrication se sont beaucoup améliorés ces dernières années, je conseille de conserver ses probiotiques au frais une fois ouvert. 
  • Les probiotiques tout le monde devraient en prendre : FAUX, les probiotiques ça ne se prend que quand le corps est en souffrance ou en prévention d’un symptôme récurrent. Des études récentes montrent même que consommer quotidiennement des yaourts au bifidus risque de déséquilibrer la flore et de favoriser la prise de poids (personnellement je pense que c’est pareil pour tout, une fois que c’est dans l’excès, des conséquences néfastes apparaissent et puis il faut avouer que dans les yaourts il n’y a pas QUE des probiotiques… à méditer)
  • Les probiotiques c’est que par voie orale : FAUX. Eh ouiiii! on innove en dermocosmétique, quelques gammes dont Laroche-posay par exemple a inclut dans son Lipikar baume AP+, une bactérie au doux nom de Aqua Posae Filiformis qui a pour but de restaurer le microbiome cutanée et préserver la barrière cutanée. Bon ok, pour les plus pointilleux ce ne sont pas des bactéries vivantes mais des fractions actives de ces mêmes micro-organismes. Mais ça n’empêche que leur activité n’en est pas moins étonnante!

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Voilà j’espère avoir fait le tour avec vous de ces petits organismes qui nous veulent du bien ! Perso j’ai eu l’occasion de tester le Lactibiane Référence de Pileje et le Ergiphilus Plus de Nutergia et je suis très satisfait des résultats. Et VOuS ?

BCBG vous parle des soins autour d’un tatouage

Parce que j’avais un article à faire dessus, je me suis lancer! Pour être au cœur de l’action et savoir de quoi j’allais parler (voyez mon investissement!!). Non, plus sérieusement, c’est parce que cette idée me trottais dans la tête depuis pas mal de temps que j’ai décidé de faire le grand saut dans cet art et donc me suis documenté un maximum (j’aime assez l’idée de savoir dans quoi je mets les pieds). Je ne vais pas vous parler du tatouage en lui même, ce n’est pas mon métier, je ne pense pas être qualifié pour cela. Je vais vous traiter de l’envers du décors, ce qui se passe autour, si ça peut vous aider à moins appréhender ce moment magique (les avis divergent encore de nos jours là dessus ….) pour ma part!

Ces personnes qui sont hors-jeu :

En effet, bien que ce soit un art accessible de nos jours, certaines personnes ne devraient pas se lancer dans l’aventure. On va citer les quelques cas les plus fréquent :

  • Si vous avez un terrain allergique, renseignez vous auprès de votre tatoueur pour savoir quel encre et autre produits il utilise afin d’éviter le drame le jour J. Attention, la plupart des tatoueurs utilisent des gants en latex lors de la seance, pensez-y!
  • si vous prenez des antibiotiques au long cours car ceci empêche une bonne cicatrisation du tatouage.
  • Si vous êtes sous traitement anticoagulant : le risque de saignement important, car il y a effraction de la peau, et de bleus assez conséquent, peuvent gâcher votre tatouage. Rapprochez vous de votre médecin pour voir si des fenêtres thérapeutique sont possible et si le jeu en vaut la chandelle!
  • Si vous êtes enceinte (bon j’irai pas jusqu’a vous dire de faire un test de grossesse avant, quoique…). En effet cela pourrai compromettre votre péridurale ou césarienne. Évitez donc le bas du dos et le ventre tant que vous n’aurai pas supprimé définitivement l’envie de grossesse de votre tête. Le risque d’infection étant bien trop important. Par ailleurs, nous avons pas assez de reculs sur les risques pour le fœtus à long terme.
  • Les personnes qui font le Yo-Yo avec leur poids (aussi le cas des femmes enceinte): une peau tendu puis qui se rétracte et ainsi de suite ne peut que nuire à la beauté d’un tatouage. Choisissez bien votre emplacement!

Les soins avant le tatouage :

Parce qu’on nous le dit pas assez, mais un tatouage ca se prépare! Autant mettre toutes les chances de notre côté.

  • Une semaine avant (et non pas la veille!) faire un petit gommage pour enlever les peau mortes superflues et bien hydrater votre corps mais surtout l’endroit du tatouage prévu (pas le matin même par contre) pour faire peau neuve afin que le tatoueur puisse travailler sur une base propre et dans des conditions optimales. Pensez à raser aussi la zone si trop poilue!
  • La veille ne prévoyez pas une soirée mais plutôt une bonne nuit de sommeil. Un corps fatigué supporte moins bien la douleur. La peau gonfle, saigne, rejette l’encre, avec pour conséquences des plus grosses croûtes et des pertes d’encre plus importantes. Et la séance peut aussi en être écourtée.
  • Si la veille vous avez une douleur ou un mal de crâne, évitez de prendre un médicament qui fluidifie le sang, aspirine ou ibuprofène par exemple… Prenez juste du paracetamol.
  • L’utilisation d’homéopathie est tout à fait possible : arnica pour éviter les hématomes, nux vomica pour réguler l’hypersensibilité et gelsemium pour la gestion du stress par exemple.
  • La crème anesthésiante Emla pour inhiber la douleur est à éviter d’après la plupart des tatoueurs. En effet la peau gonfle et se ramollit, c’est galère pour le tatoueur et cela joue sur la qualité de votre tatouage. Les risques d’infection et allergie sont aussi potentialisée. Mon avis perso : la douleur fais partie du jeu et vous serez d’autant plus fier de votre tatouage ensuite!

Les soins après tatouage :

Le tatouage est fait! La douleur est passé (ou pas! C’est comme un Mega coup de soleil en terme de sensation pour ma part) et maintenant il faut chouchouter cet œuvre d’art.

Le nettoyage : avec un savon pH neutre ou physiologique pour ne pas agresser la peau davantage (je ne pense pas qu’un savon antiseptique soit nécessaire étant donné que les crèmes de soins en contiennent déjà). Ne pas mettre le jet de la douche directement sur le tatouage et sécher par petit tapotement avec une serviette propre ou un sopalin, oui il faut être minutieux, ce petit bijoux va rester a vie! A faire si possible à chaque fois avant de mettre la crème ou du moins 2 fois par jour pendant les 10 premiers jours. Certains tatoueur préconise pour réduire les gonflement la méthode suivante : Débuter la douche à l’eau très chaude pour ouvrir les pores de la peau et faire sortir l’excès d’encre, et la terminer par un rinçage à l’eau froide pour « refermer ».

On hydrate, on hydrate : autant de fois que nécessaire dans la journée pour éviter les tiraillement de la peau et la mauvaise cicatrisation. De nombreuses crèmes sont disponibles sur le marché et je ne peux donc pas tous les citer. La routine que je préconise :

  • Le matin et midi : crème cicatrisante qui relance la reconstruction épidermique et évite une surinfection grâce aux agents anti-bactériens, type cicalfate (Avene) ou cicaplast baume b5 (Laroche posay) ou encore aquaphor (Eucerin) qui sont agréable à passer, peu d’odeur et ne tache pas les habits.
  • Le soir : bepanthen pommade (Bayer) ou homeoplasmine (Boiron pour les adeptes de l’homeopathie). Une couche fine suffi, laisser votre peau s’oxygener pour qu’elle guérisse dans de bonne condition. Ces crèmes sont plus grasses et taches les habits .Moins grave quand c’est le pyjama (oui c’est nécessaire les premiers jours pour éviter de tacher votre literie si le tatouage continue à recracher un peu d’encre). Leur avantage en contrepartie c’est de tenir une bonne partie de la nuit et évite ainsi l’inconfort d’un tiraillement qui risque de vous réveiller. Laisser le tatouage à l’air libre dés que c’est possible.
  • Ne pas oublier : chaque fois que vous toucher à votre tatouage : réflexe gel hydro-alcoolique! Les bactéries c’est vicieux on ne les voit pas toujours (voire jamais) alors si vous voulez pas que votre tatouage s’infecte pensez-y!

  • Une cure de zinc et magnésium est un plus. Le magnésium  va soutenir votre organisme, oui le tatouage est une effraction au niveau de la peau, le corps a donc besoin de beaucoup d’énergie pour aider à la reconstruction. Le zinc quand à lui est cofacteur de nombreuses réactions et participe notamment au bon déroulement de la cicatrisation.

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Portez des vêtements amples et plutôt en coton que synthétique. Il faut laisser respirer votre peau pour qu’elle cicatrise dans de bonne conditions. Au bout de quelques jours, votre tatouage va se mettre à peler voire croûter. No PaNIC! C’est normal c’est la phase de cicatrisation et ne gratter surtout pas si cela vous démange (coupez vos ongles, on sait jamais…) soyez FORT! Après 1 mois le tatouage prendra sa couleur définitive et là n’hésitez pas à repasser faire un coucou à votre tatoueur pour voir si une retouche est nécessaire et qu’il vérifie bien l’état de votre cicatrisation. Ne vous rasez pas ni n’epiler à l’endroit du tatouage durant le 1er mois pour ne pas traumatiser davantage cette peau fragilisée.

Ces soins sont à effectuer sur un minimum de 28 jours, période nécessaire au renouvellement cellulaire. Au delà pensez à hydrater votre peau dés que possible et la protéger du soleil lors de chaque exposition (vêtement anti-UV plutôt que les crème solaire au début pour être sur de mieux filtrer!) afin de préserver la beauté de votre tatouage.

J’espère que ce témoignage vous a été utile. Dans tout les cas ce fut une superbe expérience pour moi et je remercie encore mon tatoueur pour son excellent boulot! Voilà ce que ça donne:

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